Zombis, aux origines

Musée des Confluences, Lyon : jusqu’au 16 août 2026

À la croisée du royaume des morts et de celui des vivants, la figure du zombi a fortement imprégné la culture populaire et le cinéma dans le monde entier. Mais son origine demeure largement méconnue du grand public. Le zombi est apparu en Haïti aux alentours du 17e siècle, dans le contexte de la traite négrière transatlantique. Il est issu de la rencontre de pratiques magico-religieuses de l’Afrique subsaharienne, d’éléments du catholicisme romain et de la maitrise des poisons par les peuples autochtones de la Caraïbe. Jugés par des sociétés secrètes du vaudou haïtien, les condamnés à la zombification sont drogués et enterrés vivants avant d’être exhumés et ranimés sous la forme de zombis par leur futur maître. Cette peine ultime est aujourd’hui encore la source de croyances vivaces.
L’exposition présente différents objets liés à ce rituel en Haïti ainsi qu’à ses racines africaines et précolombiennes. Elle explore également sa transposition dans le domaine de la fiction (cinéma, littérature, comics) interrogeant ainsi la réalité anthropologique de cette figure complexe.
L’exposition Zombis, aux origines est conçue et réalisée par le musée du quai Branly – Jacques Chirac et adaptée par le musée des Confluences.

Attachée de presse : Vanessa Leroy
vanessaleroy@observatoire.fr
+33 7 68 83 67 73

Émile Zola Photographe

Jusqu’AU 30 SEPTEMBRE 2026

À côté du Zola nouvelliste et romancier, bâtisseur du cycle des Rougon-Macquart, du Zola journaliste et critique d’art, du Zola auteur de « J’accuse… ! », il existe un visage moins connu et exploré de l’écrivain, et pourtant tout aussi fascinant que les autres facettes : le Zola photographe. Conçue par le Centre Zola de l’ITEM et la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (MAP), cette exposition permanente dans le jardin du Pavillon Flaubert ouvert à tous, composée de tirages modernes réalisés d’après les négatifs originaux, fait le choix d’un ensemble resserré autour d’une vingtaine de photographies significatives à plusieurs titres. Leur cohérence réside dans l’éclairage privilégié proposé au public : tenter de comprendre ce que Zola appelait lui-même, à propos de sa vision d’artiste, « le mécanisme de mon oeil ». Quel photographe était-il ? L’exposition sera présentée dans un lieu que Zola affectionnait : le pavillon de Croisset, où il rendit plusieurs fois visite à son ami Flaubert.