Mémorial 14-18 Notre-Dame-de-Lorette 

Silence après l’impact

du 11 avril au 12 juillet 2026 

présentée en partenariat avec l’ECPAD et Arte, l’exposition interroge la photographie de ruines de guerre et ce qu’elle révèle des conflits.

Le territoire du Nord–Pas-de-Calais, et en particulier les villes de Lens et d’Arras, ainsi que des villages tels que Souchez ou Ablain Saint-Nazaire, ont été presque entièrement détruits pendant la Première Guerre mondiale. Les affrontements par l’artillerie y ont laissé un paysage dévasté, un territoire meurtri où ne subsistaient souvent que ruines, gravats et vestiges d’habitations.

Dans ces paysages silencieux, la photographie est devenue l’un des moyens privilégiés pour témoigner de l’ampleur des destructions et conserver la trace d’un territoire anéanti par la guerre. À travers des archives et des photographies réalisées par des opérateurs de l’ECPAD ainsi que par des photographes tels que Peter Richard Sen, Grant McLean, Richard Peter, Eric Bouvet, Edouard Elias, Chloé Sharrock et Fatma Hassona, le parcours propose des clés de lecture pour comprendre ce que ces images de destruction racontent des conflits.

La ruine apparaît d’abord comme document : témoin d’un événement, trace matérielle d’un affrontement, parfois même preuve versée à l’histoire ou à la justice. Puis l’image se charge d’une toute autre puissance : instrumentalisée, détournée, elle peut devenir outil de propagande ; mais elle peut aussi, par sa force visuelle et esthétique, dire les conséquences d’un conflit avec une intensité qu’aucun texte ne saurait égaler.

Entre silence et sidération, ces photographies interrogent notre regard : que voyons-nous lorsque nous contemplons les images de la destruction ? Quelle perception des conflits ces images nous livrent-elles, encore aujourd’hui ?