Ouverture d’un nouveau musée à Hyères, en Provence- Alpes-Côte d’Azur

La Banque, musée des Cultures et du Paysage
Depuis le 27 novembre 2021

L’ancienne Banque de France d’Hyères se transforme pour devenir le nouveau Musée des Cultures et du Paysage.
Ce Bâtiment remarquable datant du début du siècle dernier, se situe au cœur de la commune d’Hyères-les-Palmiers, au milieu d’un jardin méditérranéen. Le 27 novembre 2021, les collections hyéroises, classées Musée de France, vont revoir le jour dans cet espace prestigieux acquis en 2004 par la Ville. D’architecture néoclassique, dessiné par l’architecte en chef de La Banque de France, Alphonse Defrasse et réalisé par l’architecte hyérois, Léon David, en 1925, cet espace remarquable de 2 188 m2 a fait l’objet d’un projet de réaménagement dirigé par Alain-Charles Perrot, architecte en chef des monuments historiques.

Le Musée des Cultures et du Paysage avec ses réserves, abrite plus de 8 000 œuvres relevant de différentes disciplines : Beaux- Arts, sciences naturelles, ethnographie, archéologie… etc. Au premier étage le parcours permanent présente près de 200 œuvres racontant l’évolution du paysage. La muséographie met en regard des collections permanentes, des œuvres d’art contemporain et des installations artistiques créées spécialement pour le musée.

Attachée de presse : Maëlys Arnou
maelys@observatoire.fr
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Un peintre de la nature au musée de Lodève : Jean-Francis Auburtin

Cet automne, le Musée de Lodève invite à découvrir un artiste sensible, coloriste exceptionnel, et à l’univers très personnel, au travers d’une exposition rétrospective riche d’une centaine d’œuvres.

Exposition « Jean-Francis Auburtin, Un âge d’or » présentée au musée de Lodève du 25 septembre 2021 au 27 mars 2022

Né dans le tourbillon d’un siècle finissant parsemé de contradictions et de fortes personnalités, Jean-Francis Auburtin (1866-1930) est à la fois perméable à de multiples influences tout en entretenant sa liberté qu’une facilité matérielle lui permet. Très attiré par l’impressionnisme et l’école de Pont-Aven, il accepte volontiers des commandes officielles académiques. Tout en flirtant avec l’orientalisme, il s’inspire du symbolisme auquel il emprunte un vocabulaire de sirènes et de faunes, de cyclopes et de centaures.

Inspirées par son maître Puvis de Chavannes, ses grandes décorations murales, versant officiel de l’art d’Auburtin, ne l’ont pas empêché de mener parallèlement une carrière, plus intime, de paysagiste. Ainsi, le Jean-Francis Auburtin auquel le musée de Lodève rend hommage aujourd’hui, s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet…

En véritable « portraitiste de la nature » , Auburtin décèle dans chaque paysage le caractère intime du lieu. Lors de ses marches, il traque le motif, le capture dans ses carnets et amasse ainsi un riche répertoire de formes picturales.

Dans le Sud, obéissant aux injonctions de la lumière, l’artiste exalte couleurs et contrastes. En Normandie, il privilégie la douceur du ton, le dégradé progressif des valeurs. En Bretagne et dans les Pyrénées, il s’inspire des thèmes et compositions des estampes japonaises, dont il est un fervent collectionneur. Cette influence est perceptible dans ses paysages dans une période allant de 1894 à 1914.

Parfois, le paysage est également pour Auburtin le théâtre d’une sorte d’Arcadie moderne, dans laquelle nymphes, sirènes et faunes communient avec la nature. Dans ces scènes s’opère la confrontation entre les mondes terrestre et marin, l’élément narratif restant le plus souvent allusif afin de laisser toute leur résonance, à des moments suspendus. L’appel, l’écoute, qui figent les figures dans une immobilité attentive, intemporelle, constituent les thèmes principaux de la plupart de ses toiles.

L’impression d’une nature avant l’humanité, intacte et pure, transparaît également dans la série que consacre l’artiste aux Pyrénées, notamment aux vues du pic de Béhorléguy (Pyrénées Atlantiques). Opérant à une ascension physique des montagnes, le peintre va au plus près des aigles dont il capte les nids sur les crêtes d’Iparla, tandis que ses vues du pic de Béhorléguy, toujours saisies sous un angle identique, retracent le passage du temps et des saisons sur ces monts, symboles d’une nature puissante et fascinante qui n’est pas sans rappeler la série des « Trente-six vues du mont Fuji » d’Hokusai (1760-1849) dont Auburtin possédait un certain nombre d’estampes également présentées à Lodève.