Ingres et la mode (titre provisoire)

du 2 juillet au 1er novembre 2026, au musée Ingres Bourdelle, Montauban

À l’été 2026, le musée Ingres Bourdelle de Montauban consacre une exposition inédite au rapport de Jean-Auguste-Dominique Ingres à la mode.

À travers une sélection exceptionnelle de peintures, dessins, textiles, accessoires et documents d’époque, le parcours met en lumière l’attention singulière du maître pour la représentation des étoffes, des drapés et des vêtements, révélant comment la mode façonne le regard et la composition artistique. L’exposition explore la manière dont Ingres sublime la matière textile, joue avec les transparences, s’inspire des tendances de son temps et dialogue avec l’histoire de l’art pour conférer à ses portraits une modernité intemporelle.

Cette exposition montrera également l’influence de la peinture d’Ingres sur les créateurs de mode du XXe et XXIe siècles (Castelbajac, Saint Laurent, Issey Miyake…).

Françoise Pétrovitch, Mémoires Vives

du 2 juillet 2026 à mai 2027, au musée Ingres Bourdelle, Montauban

Depuis sa réouverture en 2019, le musée Ingres Bourdelle propose à des artistes contemporains d’investir le second sous-sol de l’ancien palais épiscopal où se loge la salle du Prince Noir.

À l’été 2026, cet espace sera confié à Françoise Pétrovitch, artiste reconnue sur la scène internationale, dont le travail explore plusieurs médiums : le dessin, la peinture, l’estampe ainsi que la céramique et la vidéo.

La plasticienne déploiera une installation constituée de sculptures en céramique représentant des créatures hybrides et anthropomorphiques. Ce bestiaire qui ponctue l’oeuvre de la plasticienne sera mis en dialogue avec le répertoire médiéval animant de nombreuses pièces, chapiteaux, clés de voûtes, présentés depuis le XIXe siècle dans la salle du Prince Noir.

Quelques belles feuilles de l’artiste seront aussi présentées au second étage. Elles rejoindront les tiroirs de dessins réservés habituellement à Jean-Auguste-Dominique Ingres, donnant ainsi à voir le lien puissant qui existe entre la plasticienne, le dessin et le maître de Montauban.

Paul McCartney Photographe 1963-64: Eyes of the Storm

Musée Granet, Aix-en-Provence, du 4 juillet 2026 au 3 janvier 2027

Le musée Granet d’Aix-en-Provence présente du 4 juillet 2026 au 3 janvier 2027 une exposition exceptionnelle des photographies de Paul McCartney, célèbre chanteur des Beatles, intitulée « Paul McCartney Photographe 1963-64: Eyes of the Storm ».
Cette exposition de près de 250 clichés pris par le musicien entre 1963 et 1964, retrace une période charnière du groupe au moment où sa célébrité va dépasser les frontières de Liverpool et du Royaume-Uni, pour devenir un véritable phénomène planétaire.
C’est grâce à la redécouverte en 2020 dans les archives de Paul McCartney de près d’un millier de photographies prises par l’artiste avec un appareil photo de 35 mm, qu’est livré ce témoignage profondément personnel sur cette période décisive dans l’évolution du groupe.
L’artiste immortalise le parcours extraordinaire des Beatles, de ville en ville, de l’Europe aux Etats-Unis : Liverpool et Londres à la fin de l’année 1963, Paris, puis les Etats-Unis en février 1964 où leur performance dans l’émission « The Ed Sulivan Show » est vue par environ 73 millions de téléspectateurs.
A ce moment précis, les Beatles accèdent au statut de stars planétaires et redéfinissent la notion de célébrité à l’ère moderne, comme s’ils étaient le prototype de ce que deviendra la célébrité au cours des décennies suivantes…

Cette exposition de près de 250 photographies s’étend sur 700 m² d’espace muséal et va ainsi permettre aux visiteurs de partir à la découverte de ce groupe singulier.
Ces images révèlent une partie de l’intimité de ces quatre garçons de Liverpool en tournée, qui commencent à parcourir le monde et découvrent pour la première fois les Etats-Unis.

Camille Claudel et Bernhard Hoetger (titre provisoire)

du 12 septembre 2026 au 10 janvier 2027, au musée Camille Claudel, Nogent-sur-Seine

Cette exposition rassemble les œuvres de deux artistes dont les chemins se sont croisés à plusieurs reprises à Paris au tournant du XXᵉ siècle : Camille Claudel et Bernhard Hoetger. Tous deux se rejoignent dans leur quête de reconnaissance et dans leur volonté de s’émanciper de l’influence du maître de la sculpture, Auguste Rodin. En 1905, les œuvres de la sculptrice française sont exposées dans la galerie du marchand Eugène Blot, aux côtés de celles de l’artiste allemand, de dix ans son cadet. Au milieu de l’avant-garde, chacun développe une vivacité artistique singulière, dont le rayonnement dépasse les frontières. Plus de 120 ans plus tard, ces deux figures majeures de la sculpture sont à nouveau réunies.

En coproduction avec le musée Paula Moderson-Becker de Brême et l’Alte National galerie de Berlin.

Auguste fait des chefs-d’œuvre. Vacquerie et la photographie

Département de la Seine-Maritime

du 18 septembre 2026 au 2 mai 2027, au Musée Victor Hugo – Maison Vacquerie, Villequier, Rives-en-Seine

À l’occasion du bicentenaire de la photographie, le ministère de la Culture et la Maison Vacquerie – Musée Victor-Hugo s’associent pour proposer une exposition consacrée à un proche de Victor Hugo, Auguste Vacquerie, figure majeure mais souvent méconnue de l’histoire photographique.

L’exposition mettra en lumière des fonds exceptionnels, jamais présentés au public : photographies originales, correspondances familiales inédites écrites pendant l’exil, ainsi que des pièces issues de la collection personnelle de Vacquerie, redécouvertes en 1953 lors de l’acquisition de la maison par le musée. Ces archives, aujourd’hui entièrement répertoriées, offrent un éclairage nouveau sur la pratique photographique du portrait au XIXe siècle et sur les liens entre les familles Hugo et Vacquerie.

En célébrant Auguste Vacquerie, cette exposition invite le public à redécouvrir un patrimoine photographique d’exception et à plonger dans l’intimité créative d’un artiste trop longtemps resté dans l’ombre de Victor Hugo.

Ni dieu ni maître ! Arts et anarchie de Courbet au street art

Du 10 octobre 2026 au 24 janvier 2027, à La Piscine, Roubaix

Traversant plus d’un siècle et-demi d’histoire et de création, cette exposition se propose d’explorer les liens entre les mouvements, la pensée anarchiste et les arts, du XIXe siècle à la période contemporaine.
Premier mouvement à contester toute forme d’autorité, creuset d’une pensée intersectionnelle des luttes, d’une critique de l’impérialisme, des effets du capitalisme sur les hommes et sur la nature, l’anarchisme a été à l’avant-garde de questionnements au combien actuels. Par leur foisonnement, leur plasticité et par la place qu’elles réservent à la liberté de l’artiste, les idées libertaires ont séduit dès leur émergence dans les années 1840 nombre d’entre eux – au premier rang desquels, dès les années 1890, Paul Signac, Maximilien Luce ou encore Félix Vallotton. Si après la Libération, Léo Ferré chante « il n’y en a pas un sur cent et pourtant ils existent » à propos des anarchistes, c’est que la pensée libertaire est bien vivante. Elle infuse alors de nouveaux courants culturels – de Mai 68 au punk. Aussi, comment ne pas voir aujourd’hui la résurgence de la pensée anarchiste dans certaines interventions sauvages de street artists dans l’espace public ?
Pensée sans dogme, divers dans les formes qu’il adopte et dans les moyens qu’il promeut, réinventé dans chaque pays où il essaime et à chaque époque qu’il traverse, l’anarchisme méritait une exposition hors normes, mêlant toutes les disciplines – peinture, sculpture, mode, design, architecture, cinéma, littérature ou encore musique – tant ses idées ont influencé tous les pans de la création à différentes périodes.

Cette exposition est une co-production organisée par La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix et le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon (où elle sera présentée de février à juin 2027). Elle bénéficie du soutien exceptionnel du musée d’Orsay, de l’Annonciade-Musée de Saint-Tropez et des Archives Signac.

Commissariat : Adèle Taillefait, conservatrice des collections Beaux-Arts, La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent, et Maël Vandewalle, conservateur des collections Beaux-Arts au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon.