Roubaix photo

Plus d’un siècle d’images, d’usages et de regards à travers les collections de La Piscine

du 6 juin au 6 septembre 2026, à La Piscine, Roubaix

L’exposition propose de retracer l’histoire de la photographie à Roubaix à travers les collections du musée La Piscine, en s’intéressant autant à ses usages sociaux qu’à ses formes artistiques.

Du tirage argentique aux expérimentations numériques, de la photographie humaniste à la mise en scène conceptuelle, du cliché vernaculaire à la création plasticienne, elle offre un panorama pluriel et sensible du médium.

À travers des œuvres historiques et contemporaines, des fonds documentaires et des séries d’artistes, cet accrochage révèle la richesse du fonds roubaisien et la diversité des regards photographiques qu’il conserve – portraits d’artistes, scènes de vie ouvrière, patrimoine textile. Dans une approche transversale fidèle à l’esprit du musée, où les disciplines se rencontrent et se répondent, l’exposition fait dialoguer la photographie avec d’autres formes d’expression (peinture, sculpture, arts graphiques, céramique, haute couture) et interroge les enjeux culturels, sociaux et esthétiques de notre rapport au réel et à la mémoire collective.

Cette exposition préfigure les célébrations du bicentenaire de la photographie, organisées de septembre 2026 à septembre 2027 par le ministère de la Culture.

Naime Merabet

La vie au seuil, une traversée intime de Roubaix

du 6 juin au 6 septembre 2026, à La Piscine, Roubaix

À travers une série de photographies sensibles, Naime Merabet explore Roubaix, la ville de son enfance, en captant la poésie du quotidien depuis les seuils: portes, fenêtres, croisements. Entre mémoire algérienne et enracinement local, il poursuit une quête identitaire mêlant errance urbaine, rencontres imprévues et dialogues silencieux. Construite autour d’un triptyque, la série aborde la convivialité discrète, la présence touchante des personnes âgées et les marques persistantes de l’exclusion sociale. L’artiste révèle une ville fière, pudique, trop souvent stigmatisée, mais profondément habitée. Inspiré par les études sociologiques, les miroirs de Pistoletto et une citation de Cartier-Bresson – « un œil froid avec un cœur chaud » – il propose un regard humble, attentif, guidé par l’instinct et l’écoute.

Corée du Nord par Stéphan Gladieu

du 12 juin 2026 à avril 2027, au musée des Confluences, Lyon

C’est un pays que l’on connaît peu… et pour cause : la Corée du Nord est une des dictatures les plus fermées au monde. Le photographe Stéphan Gladieu s’y est rendu cinq fois pour réaliser une série de portraits entre 2017 et 2020. Dûment autorisé à entrer dans ce pays de contrôle absolu, accompagné en permanence, il recrée, avec son studio photographique mobile, un cadre de liberté en jouant avec les arrière-plans et les codes de la propagande. Du salon de coiffure à la patinoire, de l’usine à la rizière, une quarantaine de portraits ouvrent autant de fenêtres sur la vie quotidienne en Corée du Nord, documentant un moment charnière de l’histoire contemporaine. Soigneusement étudiée, la mise en scène frontale des modèles offre une approche humaniste d’individus habituellement fondus dans le collectif. Le travail sur les couleurs et la répétition des poses agissent comme le fil conducteur de l’exposition, entre réalité et représentation, entre identités propres et apparences codifiées. En partageant le récit de ses séances de prises de vue, Stéphan Gladieu interroge également notre rapport aux images. Devant l’appareil photographique, les NordCoréens nous regardent, autant que nous les observons. Mais que voient-ils en nous et que percevons-nous vraiment d’eux ?

Maurizio Galante & Tal Lancman

Haute Couture, design, art

du 13 juin 2026 au 3 janvier 2027, dans les musées de Calais : Cité de la dentelle et de la mode & musée des beaux-arts

L’exposition « Maurizio Galante & Tal Lancman / Haute Couture, design, art », sous la curation de Lydia Kamitsis, commissaire indépendant, fait dialoguer l’œuvre vestimentaire de Maurizio Galante avec les créations de design conçues à quatre mains par les deux artistes. Cette double exposition dévoile une œuvre multiforme, issue des conversations créatives entre différentes disciplines. Vêtements de Haute Couture, mobilier, objets de design et d’art sont donnés à voir, tous liés par la diversité des techniques employées, de la dentelle à l’ébénisterie en passant par la broderie et la photographie. L’œuvre multiforme du duo marie création plastique, artisanat et industrie, savoir-faire d’ici et d’ailleurs, dans des réalisations d’une grande délicatesse pourvues d’une touche d’espièglerie.

Marine Wallon

du 13 juin au 4 octobre 2026, au musée Estrine, Saint-Rémy-de-Provence

En 2026, le musée Estrine célèbre la matière peinture, fil conducteur de toutes ses expositions toujours dans le dialogue entre générations et sensibilités artistiques. Après la rétrospective consacrée à Roger Edgar Gillet,  suivra la première exposition monographique de Marine Wallon (née en 1985), figure montante de la peinture contemporaine, révélant la subtilité de ses paysages aux textures précieuses (13 juin au 20 septembre).

Réouverture de La Coopérative-Musée Cérès Franco

Réouverture le 20 juin 2026
Exposition inaugurale : Les aventuriers de l’oeil-de-boeuf
du 20 juin 2026 au 3 janvier 2027

Après quatre années de travaux et et une ambitieuse campagne de modernisation, La Coopérative-Musée Cérès Franco s’apprête à rouvrir ses portes le 20 juin 2026 à Montolieu, Village du Livre et des Arts au coeur de l’Aude.
Cette renaissance marque une étape majeure pour cette institution récemment labellisée Musée de France, qui abrite la collection exceptionnelle de Cérès Franco, galeriste et critique d’art brésilienne installée à Paris dès les années 1950.
La collection, d’une richesse singulière, réunit près de 1750 oeuvres de 323 artistes représentant 39 nationalités. À la confluence des arts les plus originaux du XXe siècle, elle rassemble naïfs brésiliens et européens, art singulier, artistes du mouvement CoBrA et de la nouvelle figuration… Cette collection unique reflète le goût éclectique et indépendant de Cérès Franco, qui fut la première à porter des artistes dont le travail continue à interroger notre rapport au monde.
Le bâtiment rénové, ancienne coopérative viticole du village, offrira à sa réouverture 1250 m² d’espaces modernisés et accessibles à tous les publics. Avec ses nouvelles salles d’exposition, ses réserves aux normes muséales, son centre de documentation et ses espaces pédagogiques, le musée se dote des outils nécessaires pour conserver, valoriser et partager ce patrimoine unique.
L’inauguration de juin 2026 marquera le début d’un cycle ambitieux d’expositions temporaires et d’une programmation culturelle ouverte, fidèle à l’esprit de partage qui animait Cérès Franco.

L’Ange de la Révolte. Satan dans les arts au XIXe siècle

du 26 juin au 8 novembre 2026, au musée Thomas Henry, Cherbourg-en-Cotentin

Après Prédictions. Les artistes face à l’avenir, labellisée Exposition d’intérêt national en 2024, le musée Thomas Henry prolonge ses recherches sur les thématiques surnaturelles dans l’art du XIXᵉ siècle en proposant une exposition inédite consacrée à la figure de Satan, envisagée comme un véritable anti-héros romantique.

À travers une centaine d’œuvres, l’exposition retrace la naissance et l’évolution de ce personnage dans la littérature et les arts, depuis les années 1780 jusqu’au début du XXᵉ siècle. Elle met en évidence la manière dont le diable, loin d’être uniquement une incarnation du mal, devient le symbole des désirs de révolte et d’émancipation face aux contraintes sociales, morales et religieuses de son temps. Ce parcours réunira des œuvres majeures d’artistes emblématiques tels que William Blake, Eugène Delacroix, Odilon Redon ou encore Félicien Rops, issues de collections françaises, britanniques et belges.

Picabia, Méditerranée. Picasso, Delaunay, Laurencin…

du 27 juin au 29 novembre 2026, au Musée d’art moderne de Céret

Figure centrale des cercles artistiques internationaux, Francis Picabia (1879-1953) joue un rôle clé dans l’histoire des avant-gardes du début du XXe siècle. Dans les années 1910 et 1920, nourri de ses voyages entre New York et Barcelone, l’artiste élabore un langage artistique aussi audacieux qu’irrévérencieux. L’exposition au musée d’art moderne de Céret retracera le parcours de l’artiste sous un angle inédit, en explorant notamment le rôle joué par la Catalogne sur son œuvre et celle de ses contemporains. L’exposition réunira près d’une centaine d’œuvres de Picabia et de son cercle artistique new-yorkais et catalan, de Marcel Duchamp à Albert Gleizes, Robert Delaunay et Kees van Dongen, en passant par des artistes femmes qui ont joué un rôle moteur dans l’histoire des avant-gardes telles que Marie Laurencin, Juliette Roche, Sonia Delaunay ou encore Natalia Gontcharova. L’exposition bénéficiera du soutien de prestigieuses institutions en France et en Espagne, à travers des prêts exceptionnels du musée de l’Orangerie, du Centre Pompidou, du Palais Princier de Monaco, du Reina Sofía, du Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, ou encore des musées Picasso de Paris et de l’Établissement Ville de Céret.